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Zita,
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Impératrice
courage
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de Jean
Sévillia
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Editions Perrin
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325 pages.
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L'auteur :
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Jean
Sévillia est rédacteur en
chef adjoint au Figaro Magazine. Chez
Perrin, il a déjà
publié Le Chouan du Tyrol,
Andréas Hofer contre
Napoléon, et tout
dernièrement 'Le terrorisme
intellectuel de 1945 à nos
jours'
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Zita, Impératrice
courage.
Le 1er avril 1989, à Vienne, les
obsèques de la dernière impératrice d'Autriche
et reine de Hongrie et de Bohême, morte à 97 ans, se
déroulèrent selon le cérémonial solennel
réservé aux souverains de la Maison des Habsbourg. Leur
retentissement médiatique s'expliquait par tout ce
représentait Zita, née en 1892 : la fin de l'Empire
austro-hongrois, les bouleversements politiques et sociaux du XXe
siècle, l'Histoire mouvementée et prestigieuse des
Habsbourg, la vie exemplaire de dignité, de majesté, de
courage et de foi d'une femme qui, après une jeunesse
heureuse, connut de grandes épreuves. Zita de Bourbon-Parme,
épouse de l'archiduc Charles, petit-neveu de l'empereur,
était devenue impératrice en 1916, Charles ayant
succédé en pleine guerre à
François-Joseph. Parcourir sa vie, c'est découvrir
autant d'événements méconnus : de 1916 à
1918, les deux années de règne de Charles Ier, jeune
monarque qui voulut désespérérment sortir son
pays du conflit mondial ; en 1918, l'écroulement de l'Empire
austro-hongrois et l'exil de la dynastie dans une totale
misère matérielle ; en 1921, une double tentative de
restauration monarchique en Hongrie, entraînant la
rélégation du couple impérial à
Madère, où l'empereur mourut prématurement en
1922. Veuve à trente ans, Zita se voua à
l'éducation de ses huit enfants, préparant tout
spécialement l'aîné, Otto, à prendre la
tête de la maison d'Autriche. A partir de 1930, les Habsbourg
inspirèrent le combat des patriotes autrichiens contre la
menace allemande, puis, après l'annexion du pays par Hitler,
soutinrent la résistance antinazie. Réfugiée en
Amérique en 1940, la famille impériale s'efforça
d'obtenir que les Alliés rétablissent après la
guerre une Autriche indépendante et d'empêcher que la
Hongrie ne soit abandonnée à Staline. Zita revint sur
le Vieux Continent en 1953 et vécut modestement et
discrètement, mais fermement fidèle au principe qu'elle
incarnait. Après soixante-trois années d'exil, son
retour en Autriche, en 1982, fut un triomphe. Jean Sévillia
dépeint, avec infiniment de sensibilité, le destin
poignant de cette femme quio force l'admiration et le respect.
"Chrétienne, souveraine, épouse, mère,
grand-mère, l'impératrice Zita, écrit l'auteur,
trace un modèle à ceux qui ne se résignent pas
au goût de notre époque pour le superficiel et
l'ephémère".