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Le prix Hugues Capet évoque moins une
personnalité connue, car on sait à
vrai dire peu de choses du fondateur de la dynastie
qui porte son nom, que précisément
l'acte fondateur de la France en tant qu'Etat,
qu'il personnifie dans l'histoire. A l'heure
où notre Etat-nation est attaqué de
toute part par les poussées contradictoires
de la mondialisation, qui est le masque crapuleux
de l'américanisation, et des
régionalismes qui veulent imposer une
réaction néo-féodale,
l'évocation de la tradition
capétienne, à travers des ouvrages
consacrés à notre histoire, est un
rappel à la fidélité et
à la mesure.
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Rappelons que le général de
Gaulle voyait à notre histoire trois grands
moments fondateurs : un légendaire, avec
Vercingétorix, l'autre spirituel avec
Clovis, le troisième politique avec Hugues
Capet. N'écrivait-il pas au feu comte de
Paris, le 5 mai 1969, s'être toute sa vie
inspiré "des leçons
millénaires de la Maison de France" ? Et
n'écrivait-il pas au duc de Castries, auteur
d'un ouvrage sur "le grand refus du comte de
Chambord', le 7 juillet 1970, que cet ouvrage
'expose et commente avec beaucoup de clarté
et de talent un capital et triste
événement de notre histoire. Capital,
parce qu'il mettait un point final à tout ce
que notre pays avait été en fait
d'institutions. Triste, comme tout ce qui signifie
que ce qui fut ne sera jamais plus" ? Tel est
bien l'espace historique et actuel où se
situe le témoignage d'un prix Hugues Capet.
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