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Vieille et doulce France, pays de cocagne et
terre d'asile, faite à coups
d'épées, de guerres et de
révolutions ; peuple talentueux, querelleur
et opiniâtre, brillant au point
d'éclairer le monde, se déchirant,
puis renaissant, allant et venant sans cesse du
génie à l'horreur, de la grandeur
à l'abandon. Telle est la France, telle nos
Rois la batirent. La République en a
hérité. Elle relève le
défi.
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Aujourd'hui la mondialisation s'impose,
mouvement irréversible, riche
d'espérance, porteur de paix
planétaire. Mais il lui faut des
contrepoids, tels la mesure et l'équilibre.
L'un de ceux-ci réside dans notre
identité : celle de notre pays, de nos
provinces, de nos clochers. A nous de la faire
vibrer.
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Voilà en quoi le Prix Hugues Capet
procède de la grande aventure de l'Homme. Il
fait respirer nos racines. Et avec quelle maestria
! En guère plus d'un lustre, il a
salué la réconciliation nationale, la
grandeur royale, l'innocente
légèreté française ;
quel sage équilibre ! Il a aussi
couronné un ministre, d'éminents
historiens, un simple amoureux de notre
passé ; quel oecuménisme !
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Longue vie donc au Prix Hugues Capet ! Qu'il
continue à cultiver richesse et
diversité.
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