François Bayrou

Ancien Ministre.

Député des Pyrénées Atlantiques

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Ed. Flammarion


Dans le siècle le plus déchiré, le plus violent, le plus sanglant de l'histoire de France, surgit un jeune homme qui ne ressemble à aucun de ses contemporains. Prince d'un état libre au pied des Pyrénées, il a été l'enfant de la guerre, objet de la haine amoureuse et politique entre sa mère, âme du parti protestant, et son père, chef de l'armée catholique. La tragédie marque définitivement son destin, lorsque son mariage avec Marguerite de France, la reine Margot, donne le signal de la Saint-Barthélémy. Conquérant de son royaume, il retrouve le pouvoir dans un pays épuisé. Ce livre n'est pas seulement l'histoire d'une vie. Il est aussi une tentative pour comprendre l'entreprise de réconciliation nationale, et le plus spectaculaire redressement financier, économique, politique et moral, que notre pays ait connu. Réussite à l'échelle des siècles, conduite par un homme qui sait rire, y compris de ses propres angoisses, la vie d'HENRI IV, plus riche qu'une vie de roman, ne pouvait que fasciner un de ses lointains successeurs à la tête du Parlement de Navarre. Le ministre de l'Education Nationale, François Bayrou, est allé à la découverte du "Roi libre" en politique et en écrivain. A quatre siècles de distance, l'oeuvre et le visage du souverain préféré des Français, redécouverts et éclairés, sortent de ce livre comme un message pour notre temps.

 

Jean-Christian Petitfils

Lauréat de l'Académie Française.

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Ed. Perrin


"Ce nouveau Louis XIV se trouve être aussi un Louis XIV nouveau, loin des célébrations délirantes comme de leur inverse, loin des anecdotes infatigablement répétées, des banalités convenues et jamais repensées. On ne peut s'empêcher de se réjouir de voir secouer de temps à autre quelque cocotier académique." Ainsi Pierre Goubert, grand historien du XVIIe siècle, salue-t-il le Louis XIV de Jean-Christian Petitfils, soulignant sa "puissante originalité" et la "conception dynamique et neuve" qu'il représente. En effet, si le portrait psychologique du Roi-Soleil (1638-1715) est particulièrement fouillé, si ses actes et comportements sont soigneusement décrits et soupesés, ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et de vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères récentes et peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de le réflexion, la clarté et, c'est devenu rare, la qualité du style et de l'expression, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV.

 

Jean-François Chiappe

Premier Prix Gobert

de l’Académie Française.

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Ed. Perrin


Roi de France à cinq ans, l'arrière-petit-fils de Louis XIV grandit sous la Régence de son oncle Philippe d'Orléans, dont Jean-François Chiappe fait un brillant portrait. Devenu majeur à treize ans (1723), il attendra encore plusieurs années avant de prendre les affaires en main. Grand monarque, intimidant parce que intimidé, il reste simple en son intérieur, pharaonique dès qu'est en cause Sa Majesté. Homme de guerre, il la déteste. Bien-Aimé de ses peuples, il encourt la vindicte des coteries religieuses et politiques. Victime de ses sens, il n'en est pas prisonnier.Son pire ennemi : lui-même. Doté d'un savoir prodigieux et servi par une mémoire hors du commun, il a le savoir-faire mais pas le faire-savoir. Nemrod infatigable, il invente la bureaucratie, mais tempérée comme le clavecin. Tenant de l'absolutisme, il ne le confond point avec l'arbitraire. L'autorité en haut, les libertés en bas, il s'inscrit ainsi dans le droit fil de l'oeuvre capétienne. Il pave les routes, jette des ponts, perce des canaux, multiplie par trois la vitesse en usage sous les règnes précédents. Sous son impulsion, la France change de visage. Il reconstruit Rennes, Bordeaux, Aix...Paris lui doit des églises et des palais. Roi des humbles, il se préoccupe d'améliorer l'agriculture, le sort des manouvriers, des six corps de commerçants. Il bannit les mauvaises pratiques des financiers et en termine avec la persécution des réformés. Une seule pensée le guide : l'amour de ses peuples. Louis XV leur donne la gratuité de la justice, l'égalité devant l'impôt. Et s'il perd une partie de notre premier empire colonial, il agrandit le royaume (la Lorraine et la Corse). Néanmoins, à la fin de sa vie et pendant plus d'un siècle, il devient le Mal-Aimé. Pourquoi? La réponse apparaît simple. Il n'avait point assez défendu les Pères Jésuites (et ils s'en souvenaient). Il s'était aliéné, par ses réformes, le Parlement, le clergé et les " esprits forts ". Enfin, en s'alliant à la maison d'Autriche, il avait heurté l'opinion dont la sympathie allait à la Prusse. Résultat : on n'évoquait plus que ses petites amours et ses deux incomparables favorites, la marquise de Pompadour et la comtesse Du Barry, en mettant en cause leur influence. Louis XV fut longtemps au purgatoire, mais l'étude objective de son oeuvre lui vaut d'en être sorti. Jean-François Chiappe, biographe des trois derniers Bourbons, a voulu savoir si leur grand-père porte une responsabilité dans le divorce de la France et de ses rois. Sa réponse est catégorique : c'est non.

 

Jean Sévillia

Rédacteur en Chef Adjoint

du Figaro Magazine.

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Ed. Perrin


Le 1er avril 1989, à Vienne, les obsèques de la dernière impératrice d'Autriche et reine de Hongrie et de Bohême, morte à 97 ans, se déroulèrent selon le cérémonial solennel réservé aux souverains de la Maison des Habsbourg. Leur retentissement médiatique s'expliquait par tout ce représentait Zita, née en 1892 : la fin de l'Empire austro-hongrois, les bouleversements politiques et sociaux du XXe siècle, l'Histoire mouvementée et prestigieuse des Habsbourg, la vie exemplaire de dignité, de majesté, de courage et de foi d'une femme qui, après une jeunesse heureuse, connut de grandes épreuves. Zita de Bourbon-Parme, épouse de l'archiduc Charles, petit-neveu de l'empereur, était devenue impératrice en 1916, Charles ayant succédé en pleine guerre à François-Joseph. Parcourir sa vie, c'est découvrir autant d'événements méconnus : de 1916 à 1918, les deux années de règne de Charles Ier, jeune monarque qui voulut désespérérment sortir son pays du conflit mondial ; en 1918, l'écroulement de l'Empire austro-hongrois et l'exil de la dynastie dans une totale misère matérielle ; en 1921, une double tentative de restauration monarchique en Hongrie, entraînant la rélégation du couple impérial à Madère, où l'empereur mourut prématurement en 1922. Veuve à trente ans, Zita se voua à l'éducation de ses huit enfants, préparant tout spécialement l'aîné, Otto, à prendre la tête de la maison d'Autriche. A partir de 1930, les Habsbourg inspirèrent le combat des patriotes autrichiens contre la menace allemande, puis, après l'annexion du pays par Hitler, soutinrent la résistance antinazie. Réfugiée en Amérique en 1940, la famille impériale s'efforça d'obtenir que les Alliés rétablissent après la guerre une Autriche indépendante et d'empêcher que la Hongrie ne soit abandonnée à Staline. Zita revint sur le Vieux Continent en 1953 et vécut modestement et discrètement, mais fermement fidèle au principe qu'elle incarnait. Après soixante-trois années d'exil, son retour en Autriche, en 1982, fut un triomphe. Jean Sévillia dépeint, avec infiniment de sensibilité, le destin poignant de cette femme quio force l'admiration et le respect. "Chrétienne, souveraine, épouse, mère, grand-mère, l'impératrice Zita, écrit l'auteur, trace un modèle à ceux qui ne se résignent pas au goût de notre époque pour le superficiel et l'ephémère".

 

Simone Bertière

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Ed. de Fallois


Des deux épouses de Louis XIV, l'une a le titre mais pas les capacités, l'autre a les capacités, mais, trop mal "née", elle ne peut prétendre au titre. Aux côtés de l'insignifiante Marie-Thérèse et de l'énigmatique Mme de Maintenon gravite autour du roi toute une galerie de femmes, ornements de sa cour, dont l'amour le stimule ou dont l'admiration lui renvoit le reflet de sa grandeur. On rencontrera ici les principales d'entre elles : ses maîtresses, bien sûr, notamment La Vallière et Montespan ; mais aussi ses amoureuses déçues, commme Marie Mancini ou la Grande Mademoiselle ; ses deux belles-soeurs successives, Henriette d'Angleterre et Madame Palatine, qui ont tenu auprès de lui une place de premier plan ; et enfin sa bru la Grande dauphine et sa belle-petite-fille la duchesse de Bourgogne, qu'il traitait en reines, qui en ont rempli un temps les fonctions et qui l'auraient été si la mort n'en avait décidé autrement. Toutes ces femmes ont souffert de l'héliocentrisme écrasant du souverain. Elles lui disputent la vedette dans ce récit alerte, strictement fidèle à l'histoire, qui tente de ressusciter, sous ses aspects plaisants ou tragiques, le Grand Siècle tel qu'ont pu le vivre celles qui touchaient de trop près au Soleil.

 

Jean-Luc Gourdin

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Ed. Pygmalion


Depuis plus de deux siècles, Louise-Bénédicte de Bourbon passe pour la femme la plus turbulente de son temps. Petite-fille du Grand Condé, épouse du duc du Maine, fils favori de Louis XIV, elle n'a jamais cessé de susciter les enthousiasmes, les passions et les critiques. Ses fêtes de Sceaux, fastueuses et flamboyantes, ont illuminé les dernières années du règne du Roi Soleil. Sa conspiration contre Philippe d 'Orléans a distillé sur la Régence un parfum de comédie. Son esprit d'indépendance, son anticonformisme et ses fantaisies ont provoqué les fureurs de Saint-Simon. Mais sous ce masque étincelant, une autre femme se cache. Si elle dévore la vie à belles dents, madame du Maine est également une femme d'honneur, d'esprit et de goût. Son rang, la grandeur de son nom, elle les défend bec et ongles. Toujours en mouvement, elle se montre à la fois muse et mécène. Curieuse de tout, bouillonnante d'imagination, elle exige et inspire la création. Sous son impulsion, le théâtre et la tragédie renaissent, l'opéra se renouvelle, la peinture retrouve un nouveau souffle. A vingt ans, elle est l'élève de La Bruyère, à quarante, elle soutient le jeune Voltaire, et à soixante-dix, elle le contraint à écrire ses fameux contes philosophiques. Les plus grands esprits de son temps la courtisent : Bossuet, Fontenelle, Marivaux, mais aussi Montesquieu, Réaumur et d'Alembert. Depuis les Caractères jusqu'à Zadig, sur plus d'un siècle, Louise-Bénédicte de Bourbon va laisser sa marque. Voilà une vie menée tambour battant, riche et foisonnante ; un grand souffle vibrant de volonté et d'ardeur. Voilà une femme d'exception, haute en couleur, éblouissant trait d'union entre le Siècle des Lumières et le Grand Siècle.

 

Aimé Richardt

Ed. Tallandier


Cette biographie qui prend en compte tout le contexte foisonnant du Grand Siècle - la vie à la Cour, l'esprit de l'absolutisme, les grands réformateurs de l'Etat, les guerres continuelles -, s'attache autant à l'homme privé - de sa vie amoureuse à sa santé grâce à la mise en scène de certains aspects pittoresques ou peu connus du personnage (l'épisode de Louis XIV se faisant arracher toutes les dents à vif est assez spectaculaire) - qu'à la figure publique du grand souverain. L'auteur retrace la vie du Roi Soleil avec le talent du portraitiste et la dextérité du conteur en s'appuyant notamment sur les écrits des témoins de l'époque, de Retz à Saint-Simon. Le récit, les anecdotes, le fourmillement de portraits et tableaux, et surtout le regard objectif d'Aimé Richard qui se tient à égale distance de l'apologie et du dénigrement, font de cette biographie rigoureuse un grand livre de lecture. Nous saurons gré à Aimé Richard de nous faire comprendre, dans ce très beau tableau biographique qui ne perd jamais de vue le lien étroit qui unit l'homme et son temps, cette époque décisive où le Roi brille au zénith de la monarchie française.

 

Prof. Jean Favier

Membre de l'Institut.

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Ed. Fayard


On a souvent écrit sur Louis XI. Mais, depuis cinquante ans, de nouveaux documents sont apparus et les travaux se sont multipliés, souvent liés à l'élargissement du regard des historiens sur les structures politiques, juridiques et financières comme sur les relations du politique et de l'économique. Le temps semblait venu de faire le point. L'imagerie romantique a ancré le souvenir de l'homme au chapeau constellé de médailles pieuses, du captif de Péronne, du visiteur cynique de ses prisonniers en cage, du démolisseur de l'état bourguignon. On connaît l'enfance difficile du fils du 'Roi de Bourges', et la dramatique impatience d'un héritier qui se lasse d'attendre le pouvoir. Le portrait a de longtemps été fait du roi sournois qui se déguise en bourgeois pour écouter aux carrefours. On ne saurait nier les ombres, qui sont celles du temps. Louis XI n'a inventé ni la cruauté ni la duplicité. Il précède de peu Machiavel et annonce Richelieu. Car, si les moyens sont ceux du temps, les objectifs sont étonnamment modernes. Il faut assurer l'indépendance, politique aussi bien qu'économique, de la France en Europe, et affermir la souveraineté du pouvoir royal et la force de l'Etat face à a haute féodalité. l'homme est stupéfiant, aussi bavard que méfiant, ne cessant de dicter des lettres que pour entretenir des ambassadeurs et aussi pour traquer le cerf et le sanglier. Informé de tout, il prend lui-même les grandes comme les petites décisions. Il ne cesse de faire la guerre, ou de financer pour que les autres la fassent, et de rêver d'une paix qu'à la fin il réalise aussi bien en France qu'en Italie. Il n'aura voulu qu'être le premier serviteur de la Couronne. Faire son métier de roi.


Sabine Melchior-Bonnet

Historienne.

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Ed. Robert Laffont


A douze ans, Marie-Adélaide de Savoie épouse Louis de Bourgogne, petit-fils du Roi-Soleil. La vie leur a tout donné : amour, charme, pouvoir, délicatesse de coeur. La gaieté de la petite princesse et sa gentillesse en font la coqueluche de Versailles. Enfant chérie du roi et de Madame de Maintenon, elle éclaire l'atmosphère sombre de cette fin de règne et apprend à son trop sérieux mari, élève de Fénélon, à accomplir ses devoirs d'héritier avec grâce et bonheur. Rencontre rarissime de l'amour et de la raison d'Etât, leur mariage enchante la cour. A l'aube du XVIII ème siècle, le royaume, fatigué des ambitions et de l'absolutisme du vieux monarque, épuisé par la guerre contre l'Europe coalisée, rêve de voir accéder au trône ce couple qui symbolise l'espoir d'un siècle meilleur. Mais le rêve ne dure que neuf mois.
En février 1712, une épidémie de rougeole ravage Versailles et Paris, et fauche la famille royale. Laissant Louis XIV, le souverain habitué à faire plier le monde, isolé et affaibli, et la France orpheline d'une monarchie qui aurait peut-être su dessiner autrement son histoire.

Prix Hugues Capet. Crée 1994. Décerné fin novembre. Montant : un chèque de 10 000 F. Jury : Pte : Ctesse de Paris ; Secr. Général : Jacques-Henri Auclair Lauréats : 1994 François BAYROU, Henri IV. 95 Jean-Christian PETITFILS Louis XIV. 96 Jean-François CHIAPPE,Louis XV. 97 Jean SEVILLA, Zita impératrice courage. 98 Simone BERTIERE, Les Femmes du Roi-Soleil. 99 Jean-LucGOURDIN, La Duchesse du Maine.

 
 

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