Discours du Président Jacques-Henri Auclair
4 février 2008
Madame, Monseigneur, Messieurs les Ministres,
Mes Seigneurs, Princesses, Monsieur le Chancelier de l’Institut de France, Messieurs les Ambassadeurs d’Ukraine et de Serbie,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Cher Amis …
Nous sommes très heureux de vous accueillir pour notre 14è cérémonie de remise du Prix Hugues Capet, donnée ce soir en l’honneur de monsieur Max Gallo, ancien ministre et depuis peu Membre de l’Académie Française, pour son excellent ouvrage sur Louis XIV paru aux Editions X.O.
Je souhaite tout d’abord remercier, comme chaque années, notre ami, Pierre-Christian Taittinger de son accueil toujours aussi chaleureux dans son merveilleux Cercle de l’Union Interalliée.
J’ai déjà longuement parlé ces dernières années de l’Ordre Constantinien de Saint-Georges, parrain du Prix Hugues Capet. Je vous rappellerai simplement ce soir que l’Ordre Constantinien, sous l’impulsion du Prince Charles de Bourbon des Deux Siciles Duc de Calabre, n’a jamais été aussi dynamique et efficace pour soutenir les populations victimes des calamités naturelles et ceci toujours, sous le signe de la Croix du Christ.
Etre couronné par le Prix Hugues Capet, Monsieur le Ministre, est un difficile parcours d’obstacle. Il faut savoir chers amis, que cette cérémonie du 4 février 2008, est l’aboutissement d’une longue période de sélections ayant débuté le 1er octobre 2006. Durant tout ce temps, ce furent d’innombrables lectures de biographies royales, de présélections, de choix et d’éliminations, pour finalement arriver à la sélection finale des dix ouvrages du Prix Hugues Capet 2007.
Ce fut enfin, la grande soirée Hugues Capet de novembre dernier, ou la plupart d’entre vous, étaient présents, durant laquelle, après deux heures de délibérations des membres du jury, c’est votre LOUIS XIV, Monsieur le Ministre, qui fut couronné, et qui nous réunit tous ce soir pour cette cérémonie donnée en votre honneur.
Succédant au Ministre du Budget et de la Fonction Publique, Eric Woerth, qui l’année dernière était à votre place sur ce même podium, et qui vous a d’ailleurs aussitôt, très chaleureusement félicité lorsque je lui ai appris votre victoire, vous rejoignez également dans le palmarès du Prix Hugues Capet, les plus grands historiens de notre époque, tels que Jean Favier, Jean-Christian Petitfils, Jean Sévillia, Jean-François Chiappe, Simone Bertière, Aymée Richardt ou Jean de Viguerie.
Élu à l’Académie française, le 31 mai 2007, au fauteuil de Jean-François Revel, qui vous était si cher, vous avez reçu votre épée sous la coupole vendredi dernier des mains de notre ami Alain Decaux, et c’est pour nous, Monsieur le Ministre, un grand bonheur que notre Prix Hugues Capet soit votre première distinction en tant qu’immortel.
Votre élection à l’Académie Française est la consécration d'un homme de travail et de conviction : un intellectuel ayant porté contre vents et marées l'idée d'une France en mouvement pour ne pas dire au combat, et vos œuvres de fictions, ainsi que vos biographies de grands personnages historiques, (de Gaulle, Cézar, Napoléon et maintenant Louis XIV) s’attachent à restituer les grands moments de l’histoire et l’esprit d’une époque
Votre conception vivante de la France et de son passé, s'est retrouvée miraculeusement en phase avec la récente campagne électorale. Votre livre ‘Fier d'être français’ fut un très grand succès de librairie et c’est vous, que le Président de la République a sollicité le jour de son élection, pour prononcer au bois de Boulogne, un discours en l'honneur des martyrs de la Résistance.
Vous êtes Max Gallo un exemple de ce qu'il faut nommer la méritocratie à la française. Votre parcours est celui d'un enfant de Nice, d'origine italienne, devenu à force d'études ; agrégé d'histoire, Docteur en Lettres, journaliste, éditeur, écrivain, député, secrétaire d'État, porte Parole du Gouvernement, membre de l'Académie française, et nous ajouterons, avec beaucoup de fierté, Lauréat du Prix Hugues Capet.
Vous êtes un historien de profession, vous levant chaque jour à quatre heures du matin, pour vous nourrir de votre drogue, l’écriture, bien installé dans votre bureau face au Panthéon.
Vos livres ne sont ni des romans ni des livres d'histoire. Vous êtes un écrivain de l'histoire vivante, comme Maurice Druon l'a été avec Les Rois maudits.
Vous peignez de grandes fresques historiques à l’instar d’Alexandre Dumas, mais vos textes à vous, ne comprennent pas d’erreurs.
Vous avez inventé un genre littéraire, vivant et rigoureux, historique mais plongé dans les réalités contemporaines, que l'éditeur Claude Durand appelle le «Gallo-roman».
Dans votre ouvrage ‘les chrétiens’, grande trilogie romanesque parlant entre autres, du baptême de Clovis, vous écrivez que la France a besoin de retrouver ses racines chrétiennes, et vous confessez votre foi en Dieu.
Avant de confier très respectueusement le micro à S.A.R. la Princesse Béatrice de Bourbon des Deux Siciles, et en rappelant combien ce Louis XIV est une merveilleuse vulgarisation du Grand Siècle, je voudrais chers amis, vous lire en conclusion, quelques lignes de Monsieur Max Gallo tiré de son ouvrage ‘Fier d’être français’ .
« Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : Je suis fier d’être français ». Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la " nique " qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit ! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix , de monter sur le ring... et de boxer à la française ».
Cher Max Gallo, jeudi dernier deux présidents de la République s’étaient déplacés sous la Coupole pour vous prouver leur soutien et leur affection.
C’est ce soir les descendants d’Hugues Capet, de Saint-Louis, d’Henri IV et de Louis XIV ; Monseigneur le Comte de Paris, la Princesse Béatrice de Bourbon-Siciles, les princes Charles-Philippe d’Orléans et Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, ainsi que leurs amis, réunis en votre honneur, qui vous disent merci d’écrire des lignes aussi belles, merci d’écrire des livres aussi beaux !
Chers amis, je vous remercie tous de votre présence, de votre fidélité et de votre attention …