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Une centaine de personnes s'était rassemblée chez Pierre Cardin à la Résidence Maxim's de Paris, à l'invitation du Président Jacques-Henri Auclair, afin d'assister à la conférence de Jean Sévillia, directeur en chef au Figaro Magazine et lauréat du Prix Hugues Capet 1997 pour sa remarquable biographie de l'Impératrice Zita.
Venu parler de son dernier ouvrage sur 'le moralement correct', Jean Sévillia toujours aussi brillant, fit le constat d'une société aujourd'hui éclatée où les règles collectives s'effacent devant le seul guide de l'intérêt personnel. C'est en effet à partir des années 1970, sous l'effet d'une double révolution, celle de la société et celle des idées, que chacun a pris l'habitude de définir ses propres critères du bien et du mal. Cette mentalité, encouragée par le moralement correct, entièrement fondée sur l'exaltation de l'individu, prêche le principe du plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la trangression des traditions, la relativité des conventions.
Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste des banlieues à l"école, de l'Etat à la famille, du travail à la culture, Jean Sévillia constate qu'il faudra bien un jour réinventer des codes communs et sans doute renouer avec la morale élémentaire qui a longtemps garanti la stabilité du lien social.
Après cette brillante conférence, les invités se retrouvèrent comme il est d’usage à toutes les conférences de l'Association Unité Capétienne, autour d'un très chaleureux cocktail au champagne Maxim's, en compagnie, entre autres, de S.A.R. la Princesse Béatrice de Bourbon-Siciles, Jean Sévillia, la Princesse François de Broglie, Jacques-Henri Auclair, Jean-Christian Petitfils, Anne-Marie de Saint-Exupéry et Daniel des Brosses.
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