Membre du Jury
du Prix Hugues Capet, lauréat de
l'Académie Française, Jean
Chalon chroniqueur au Figaro est l'auteur
à succès de très
nombreux ouvrages consacrés
essentiellement ces dernières
années à des femmes :
Marie-Antoinette,
Sainte-Thérèse de Lisieu,
Colette, George Sand, Liane de Pougy
...
Chère
Marie-Antoinette
"Je suis calme comme on l'est quand la
conscience ne reproche rien" écrit Marie-Antoinette, quelques
heures avant de monter à l'échafaud. Si celle que l'on
vient d'accuser d'un "acte incestueux" avec son fils, si celle
à qui l'on attribuait la mort "de plus d'un million d'hommes"
et ces paroles atroces qu'elle n'avait jamais prononcées comme
le fameux "s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche", si
celle que l'on rendait responsable de tant de crimes les avait
réellement commis, montrerait-elle autant de
sérénité ?
Marie-Antoinette n'a rien à se reprocher que sa volonté
d'être uniquement une femme, au détriment de son
métier de reine. Madame de Staël ne s'y est pas
trompée qui, dans ses Réflexions sur le procès
de la reine, note : 'Ô vous, femmes de tous les pays, de toutes
les classes de la société (...) la destinée de
Marie-Antoinette renferme tout ce qui peut toucher votre coeur."
Le coeur de 'l'Autrichienne" n'a pas cessé de battre.
Assassinée le 16 octobre 1793, aux veilles de son
trente-huitième anniversaire, Marie-Antoinette est toujours
parmi nous, incarnant les victimes passées, présentes
et futures. Elle est la victime exemplaire de la calomnie. Et il faut
être du côté des victimes, surtout de
celles-là ...